De la collaboration à la fusion

Quand une histoire locale rencontre une ambition internationale

Chers clients, partenaires, amis,

Comme vous le savez, Phidias a fêté ses 20 ans en décembre 

20 années d’évolution, d’innovations, de collaborations… et surtout d’aventures humaines. Pionnier marseillais, Phidias s’est construit avec une forte identité locale en région PACA, autour de l’intégration de l’ERP Odoo. Au fil du temps, d’autres acteurs sont venus s’installer plus ou moins à côté. Des concurrents sont devenus des voisins… et parfois même des partenaires.

C’est exactement ce qui s’est passé avec Port Cities, leader mondial des intégrateurs Odoo.

Fortes de profils complémentaires, nos deux équipes collaborent depuis plusieurs années, en orientant certains clients vers l’un ou l’autre, toujours avec le même objectif : la réussite des projets.

Puis, naturellement, des liens se sont créés. Des projets partagés, des salons, des afterworks… et des amitiés. Mais aujourd’hui, c’est une étape bien plus structurante que nous souhaitons vous raconter.

Pour comprendre cette fusion, il faut revenir à l’histoire de Port Cities.

Gaspard Dessy, CEO de Port Cities

De l’Indonésie à notre première fusion en France


Raconté par Gaspard Dessy, CEO de Port Cities

Sortir de ma zone de confort

Sortir de ma routine et arpenter des chemins inconnus m’a toujours donné de l’énergie. C’est la seule méthode qui me permet de vraiment grandir.

Je ne suis pas né entrepreneur. Au fond, je suis plutôt un geek réservé. Plus jeune, j’étais mauvais en communication et, disons-le franchement, catastrophique en langues étrangères.

Pour soigner ça ? J’ai décidé de faire l'inverse de ce que ma nature me dictait. Je suis allé en Business School. L'antipode de ma personnalité. L'objectif : me forcer à devenir extraverti.

À 23 ans, mon master d'ingénieur de gestion en poche et mon niveau de langue toujours moyen, je décide de chercher une carrière internationale… Je trouve une très belle opportunité en Indonésie !

Difficile de faire plus loin de ma zone de confort.

Un nouveau monde (et la découverte d'Odoo)

J'atterris à Tegal, une petite ville du centre de Java. Ma mission : améliorer la logistique d'une usine de meubles de 1100 personnes. Au final, je vais tout faire, agir comme le bras droit du directeur, tout en améliorant les systèmes de planification.                                                             Je commence par tenter de refondre leurs fichiers Excel. Je conclus très vite que ça ne tiendra pas la route. Il nous faut un ERP.

Nous sommes à l'époque des versions 6 et 7 d'Odoo. Je le choisis pour une raison pragmatique : c'est bon marché. Pour être tout à fait honnête, à cette époque, Odoo n'était pas encore prêt pour gérer une usine de cette ampleur "out-of-the-box". Port Cities, une petite boîte de conseil IT basée à Hong Kong, m'accompagne dans cette aventure.

On a dû bricoler, on a fait des erreurs, mais on a appris à repousser les limites du logiciel.

Le garage et l’ambition

Trois ans plus tard, le job devient trop confortable. La routine s'installe. Il est temps de repartir vers l'inconnu : l’entrepreneuriat.

Le 15 février 2015, je loue une maison à Semarang. Le deal est simple : les employés vivent dans la maison, et nous travaillons dans le grand garage. Port Cities Indonésie est né. Nous voulons grandir comme une startup américaine, mais avec les moyens du bord.

Mais ce coin du monde est différent : l'obsession, c'est le "low cost". Investir ou recruter n’est pas cher, mais en contrepartie, les budgets des clients sont minuscules. Pourquoi investir dans l’IT quand il suffit de recruter 10 personnes de plus à l'administration pour le faire "à la main" ?

Nous sommes les premiers à croire autant en Odoo, et sans doute les seuls à proposer Odoo Enterprise, là où tout le monde ne jure que par la version gratuite Community.

Cette façon de faire du business en Asie du Sud-Est a forgé mon style managérial et l'ADN de Port Cities : être frugal et voir les choses en grand.

L’une des histoires qui transformera notre entreprise

Nous grandissons, je délègue le bureau de Semarang et je pars chasser le business à Jakarta. Je tombe sur un prospect dans le monde des cosmétiques : Paragon (le groupe derrière la marque Wardah).

Leur site web mentionne 4500 employés. Pour un projet Odoo en 2016, cela semble invraisemblable, mais j'y vais.

Le GPS m'emmène dans un "Kampung". C’est ainsi qu’on nomme ces quartiers qui ressemblent à de petits villages traditionnels au milieu de la ville. Je me dis : "C'est sûr, je me suis trompé. Ce n'est pas un gros client, c'est une TPE locale."

J'arrive à l'adresse. C'est une grande maison. Juste un peu plus grosse que les autres.

Je rencontre le manager ERP et le fondateur. Ils confirment leur intérêt pour Odoo et connaissent déjà bien le produit. Au détour de la conversation, je comprends que je ne m'étais pas trompé sur les chiffres... en fait, ils étaient sous-estimés. Ils n'avaient pas 4500 employés. La dernière mise à jour du site datait un peu. Ils étaient 7000.

La maison ? C'était juste une partie du QG administratif. Ils avaient racheté, maison par maison, toute la rue pour en faire leurs bureaux. À quelques kilomètres de là, ils avaient trois méga-usines et deux autres en construction.

Nous avons saisi l'opportunité. Nous nous sommes donnés à 100%. Ils nous ont même mis une maison à disposition pour notre équipe. Nous avons fini à 15 consultants temps plein sur ce projet.

Grandir trop vite, puis grandir mieux

Cette victoire a été un catalyseur.

Mon premier junior manager, Charles, est rapidement devenu partenaire, gérant le bureau de Semarang, puis directeur de l’Indonésie. Il est considéré comme co-fondateur aujourd’hui. C'est une particularité de notre business dont je suis fier : nous ouvrons l'actionnariat aux employés prêts à prendre des risques. Croire aux jeunes hauts potentiels reste, à ce jour, ma seconde meilleure décision (la première étant de m'être dédié à 100% à Odoo pendant 11 ans).

Ces jeunes talents ont ouvert des bureaux en Malaisie, au Vietnam, à Singapour. Je suis parti moi-même au Mexique et au Japon. Nous avons ouvert dans 7 autres pays.

La vérité ? Nous sommes allés beaucoup trop vite.

Nous avons dû fermer quelques pays. C'était douloureux, mais nécessaire. Une vraie société internationale était née, opérant sur 4 continents, mais il fallait désormais de la structure.

Nous avons mis en place une vraie stratégie : back-office centralisé, centres d’excellence techniques, outils d'infrastructure. À chaque fois en renforçant la stabilité, la profitabilité et la qualité.

Le marché indonésien nous a appris à installer Odoo pour de grandes entreprises. Nous devons maintenant nous spécialiser sur nos forces : les ETI et les sociétés internationales.

La France, le sud, Marseille

Pour atteindre cette qualité critique, il nous fallait renforcer nos compétences sur nos marchés clés, notamment la France.

Nos équipes de Marseille m'ont parlé d'une très bonne entente avec un partenaire historique de la région : Phidias.

Phidias, c'est l'histoire de deux ingénieurs, Jean-Marie Micallef et Daniel Deyris. Jean-Marie au commerce, Daniel à la technique. Une machine bien huilée. D'ailleurs, tellement bien que Phidias a fêté ses 20 ans en janvier 2026. Mais ça, vous le savez déjà. En revanche, très peu savent que Jean-Marie était arrivé au bout de l'aventure… Une retraite bien méritée.

De par nos différentes réussites lors de nos collaborations et de notre affection mutuelle, nous avons décidé de présenter un projet de reprise structuré.

Mais Jean-Marie avait une exigence ferme : « Vous devez vous engager à garder toute l'équipe. » J’ai compris que nous avions affaire à un entrepreneur intègre. Le fit était parfait : un alignement de valeurs, une équipe motivée, et cette touche « locale » et technique qu’il nous manquait pour atteindre une taille critique en France.

                                                    Fusion Portcities Phidias Marseille  

Les discussions ont été longues. Je suppose que cela doit faire peur de lâcher son « bébé » après tant d'années. Et surprise, un an plus tard, le 23 janvier 2026, la fusion entre Port Cities France et Phidias a démarré.

Un nouveau chapitre : Portcities Phidias

Portcities Phidias

Cette fusion n'est pas une fin, c'est un nouveau commencement !



Ma mission est de faire en sorte que cette première vraie fusion soit une réussite pour les employés et les clients. Si c'est le cas, nos actionnaires seront gagnants également.

Les commandes de "Portcities Phidias" sont données à un duo : 

Les Nico²

Nicolas Grill

Fondateur et ancien directeur de Portcities France

Directeurs Portcities Phidias France

Nicolas 

Micallef

Ancien ingénieur commercial de Phidias

De mon garage en Indonésie aux bureaux de Marseille, la leçon reste la même : Go out of your comfort zone, that's where the magic happens.

De la collaboration à la fusion
Phidias, Laure Nicolas 6 février 2026
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